histoire de chiffres
Comment manipuler l'opinion avec des statistiques? Le dernier numéro de Marianne nous donne une recette simple. Le gouvernement et ses petits soldats se sont faits les chantres de la sécurité. Il leur faut prouver qu'ils ont des résultats.On prend donc un indicateur, par exemple le taux d'élucidation des délits. Pas mal comme indicateur quand, depuis des années, on se plaint que la police n'interpelle jamais les coupables. Ensuite, on donne pour instruction aux policiers, prime à l'appui, de privilégier les affaires où le coupable est connu d'avance_ Exemples: les violences conjugales, le petit consommateur de shit, l'automobiliste (c'est bien le diable si on ne trouve pas quelque chose à lui reprocher)_ Le tour est joué. Avec Sarkozy, la police est efficace.
Aujourd'hui, il faut faire du chiffre. Qu'importe si ce chiffre n'est qu'un tour de passe-passe. Il permettra au député ou au ministre de vanter les résultats de sa politique, au fonctionnaire zélé de se faire valoir, à l'incapable d'afficher ses compétences. Qui mettrait en doute l'altière beauté d'une courbe qui grimpe?
Aujourd'hui, il faut faire du chiffre. Qu'importe si ce chiffre n'est qu'un tour de passe-passe. Il permettra au député ou au ministre de vanter les résultats de sa politique, au fonctionnaire zélé de se faire valoir, à l'incapable d'afficher ses compétences. Qui mettrait en doute l'altière beauté d'une courbe qui grimpe?
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